Chantier  n°6

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Chantier DRAC/SRA n° 6425
" Prospection thématique annuelle portant sur des recherches de vestiges archéologique dans le lit du Cher "

Historique: En 2007 et 2008 des recherches menées dans le cours du Cher dans sa traversée de Montluçon, mettent en évidence la présence d'une voie empierrée submergée. Cette voie a fait l'objet d'investigations qui ont permis de déterminer sa position et son tracé. Une partie de cette voie a énormément souffert d'actions de curage et dragage du lit de la rivière notamment dans les années 1960 en vue vraisemblablement d'endiguer les effets des crues ou tout simplement pour récupérer des matériaux. Plusieurs tronçons ont été détruits en totalité par ces actions mécaniques, d'autres sont quasiment intacts et enfin plusieurs morceaux ne présentent plus que des bribes d'alignements de grosses pierres, L'étude du cadastre ancien dans la zone située entre le Pont St Pierre et l'aval du Pont du Châtelet indique plusieurs choses qui vont devenir les objectifs du chantier 2009 dans ce secteur. Il est question d'étudier une zone avec de possibles dalles situées devant un établissement bancaire du Quai Rouget de l'Isle, et dernier objectif,  "La Grave", une île imposante formée d'un banc de sable et d'alluvion (grave = gravière)  qui est mentionnée depuis des lustres en amont du Pont St Pierre. Si cette grave a été curée à la fin du 20ème siècle, il n'en reste pas moins qu'elle semble se reformer tranquillement. Pour qu'un tel phénomène se produise, il faut un fond du lit particulier qui provoque cet agglomérat alluvionnaire qui grandit avec le temps.

Etape n°1   Mise à l'eau au niveau de la rue Paul Constant, première action, prospection d'une zone repèrée sur le cadastre ancien concernant la naissance de ce banc alluvionaire plus ou moins fluctuant selon le relevé (1811 et 1860). Au fur et à mesure, des bouées de jalonnement sont déposées à chaque fois qu'un assemblage de blocs ou qu'un gros bloc isolé est trouvé. Très rapidement, cette détermination de zone amène à un alignement de blocs dont il restera à déterminer l'origine.  

Les conditions de plongée  La température extérieure a varié selon la couverture nuageuse entre 18° et 22°. Le matin de belles éclaircies donnaient chaleur et visibilité.  Durant la journée le débit du Cher a fluctué entre 1 et 2 M3 /seconde autant dire pas de courant, si cela facilite les déplacements des plongeurs, cela implique un très faible déblaiement des suspensions soulevées par les palmes. La température de l'eau était de 17° ce qui a été apprécié par les plongeurs. Selon la position dans le lit de la rivière, le fond a varié entre 0,80m et 2,50m avec naturellement un haut fond dans la zone qui nous intéresse particulièrement à la naissance de ce banc.
20-06-09-01 Très rapidement, le jalonnement montre un alignement de blocs.

20-06-09-02 Fixation  d'une bouée à  un bloc significatif au fond, le soleil donne de la lumière mais les suspensions réduisent la visibilité.

20-06-09-03 Sécurité oblige, lorsqu'un plongeur travaille au fond, un voire deux plongeurs restent en sécurité à proximité en surface.

20-06-09-04 Vue d'Aval vers l'Amont, l'alignement du balisage de la zone



20 juin 2009

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Le 21 juin le matin, les investigations se sont poursuivies au même endroit,  vérifications sur les alignements des blocs et prospection de la zone environnante à la recherche d'élements supplémentaires.  Cette opération a dû prendre fin un peu prématurément : un concours de pêche prévu de longue date n'aurait pas fait bon ménage avec les plongeurs !!! Esprit de partage, les plongeurs se sont retirés  pour aller voir un autre site.

L'après-midi du 21 juin donc l'équipe est remontée plus en amont avec en point de départ le Pont des Isles.  Cette fois la combinaison sera de mise encore mais juste pour se protéger du soleil pour le reste de l'équipement, il sera superflu avec une moyenne de 40 cm de hauteur d'eau.
Le peu d'eau n'en est pas moins intéressant car il induit un courant  qui rend l'eau cristalline ( presque ! ) permettant ainsi de voir où l'on pose les pieds et ce qu'il peut y avoir sous l'eau.

Les 5 plongeurs présents se répartissent  la largeur du lit du Cher comme une vague de ratissage et remontent ainsi la rivière entre le Pont des Isles et quasiment  l'hippodrôme.

Diverses découvertes vont ainsi être faites et qui vont mériter d'être relevées.

photo1 Une pierre  de forme trapézoïdale  qui fera l'objet de vérifiations et demandes d'avis

 
gif Cette pierre,  dont on voit ici la section, mesure  environ  50cm de base sur un hauteur de 28cm  pour une longeur  de 80cm.

photo3 Des pieux en bois à section pratiquement  carrée  25x25 cm, Ils se trouvent juste en aval de l'endroit appelé le gué de Bedet

photo4 Les pieux sont relevés  et positionnés
un à un , les vérifications cadastrales devraient nous en dire plus, notamment le cadastre ancien ou napoléonien. 

photo5 Les pieux  ne devraient pas être en relation avec un pont mais plutôt avec une sorte de ponton ou d'embarcadaire car ils s'arrêtent avant le milieu du cours d'eau.
Des hypothèses commencent à s'avancer par rapport à d'autres études en cours sur les franchissements dans cette zone et la présence de ces pieux ne surprend  pas les plongeurs.


Dimanche 05 juillet 2009
Poursuite de la prospection mais cette fois un peu plus en aval de Montluçon, sur la commune de ST VICTOR, l'équipe s'est donnée comme point de départ le Pont sur le Cher à ST VICTOR  au niveau de la sablière et descente de la rivière jusqu'à la limite de l'ancienne commune de SAULJAT. Les recherches sont basées sur plusieurs éléments connus et avérés : La présence de plusieurs gués plus en aval du pont et une zone connue, prospectée il y a des années en technique "terrestre" , zone qui avait révélé la présence d'un habitat gallo-romain sur la rive droite du Cher avec des découvertes intéressantes. La spécificité de la commission d'archéologie subaquatique va permettre d'aller explorer le lit du Cher encore inconnu d'un point vu archéologique dans cette zone.

Les conditions de plongée  La mise à l'eau du matin se fera sous un ciel bien couvert et une petite averse accueille les plongeurs dés les premiers mètres dans le lit. Cette averse va très vite s'estomper  ainsi que les nuages. Le soleil accompagnera l'équipe jusqu'à la fin de la journée.  La température extérieure est vite montée à 25° alors que l'eau était à 18° . Le débit était de l'ordre de 1M3 /s, ce qui était un avantage pour progresser dans l'eau  mais le limon soulevé par les déplacements avait beaucoup de mal à s'évacuer rendant la visibilité difficile. Le  niveau d'eau a varié de 0,20m à 2,5m.  Le côté sauvage des rives dans cette zone n'a échappé à personne de l'équipe et cela changeait agréablement des rives pavetées jusqu'ici visitées dans Montluçon.

St-vic1 Prospection en ligne et quadrillage du lit du Cher. Chaque anomalie ou élément suspect est signalé, vérifié et noté si nécessaire.

St-Vic2 Il est découvert plusieurs alignements de pieux qui aujourd'hui paraissent attenant à la rive (le repère blanc et les petits répères jaunes fluo). En réalité, ces pieux pourraient faire partie d'un dispositif aquatique installé de la main de l'homme. La position est relevée et cet endroit ne manquera pas d'être étudié en détail lors d'un prochaine sortie afin de trouver l'exact usage de ce système.  


St-Vic3 Approche d'un seuil, il doit être examiné sur toute sa largeur car le lit de la rivière fluctue. Il s'agit de la roche mère qui affleure à cet endroit, c'est un seuil naturel mais rien indique que ce fut une zone de franchissement. Il va falloir vérifier si l'on trouve des traces de passages ou d'aménagement divers. 

St-Vic4 Le bon vieux "Loup des Mers" accompagne les plongeurs en transportant tous le matériel indispensable

St-Vic5 Le seuil fait l'objet d'une attention particulière et la pugnacité des plongeurs va être récompensée puisque des aménagements ou restes d'ouvrages en bois sont découverts ainsi qu'un gros bloc présentant des façonnages significatifs.
Là encore, le positionnement est fait .

photo5b Sous l'eau, dans le seuil, une planche attise la curiosité des plongeurs qui viennent  la toucher et l'examiner  à tour de rôle.  Elle va être intéressante à étudier.


Samedi 01 août 2009
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La prospection se poursuit toujours dans la même zone avec comme objectif principal les pieux  en bois déjà aperçus en Juillet dernier pour cette fois les relever . La moisson sera bonne puisque ce sera plus 170 pieux qui seront repérés, marqués, identifiés et positionnés. Ils matérialisent plusieurs sites qui font penser à des systèmes de pêcheries successives. La météo était de la partie avec un soleil lumineux qui aidait bien les plongeurs à repérer les objets recherchés.

Conditions de plongée : Passage nuageux avec de très belles éclaircies, la température extérieure avoisinait les 30°C, celle de l'eau approchait les 21°C  dans les zones dormantes et peu profondes, la combinaison servait plus contre les coups de soleil que pour la température. Le débit du Cher était stable à 1 M
3 /seconde.
Photo6 Prospection à pied avec masque et tuba pour s'assurer des bois découverts, il faut en effet être sûr de ne pas inventorier un arbre ou des branches dérivantes mais bien des pieux placés là volontairement. Tous ces bois présentaient un cône d'érosion significatif.

Photo7 Chaque pieu est  marqué d'une bande fluo , certains se sont inclinés avec le temps et sont assez longs, d'autres sont plus courts et sont toujours en position verticale.

photo8 Les alignements apparaissent  dans des fonds variant entre 20 et 80cm.

Photo9 Une vue d'ensemble sur l'un des  sites.

Photo10 Une fois  les alignements  repérés, des cordeaux sont tirés pour avoir une vue d'ensemble, et pour commencer à comprendre le principe.

photo11 L'architecture du dispositif est  difficile à cerner car les changements de cours du Cher ont beaucoup fluctué au cours des siècles. 

photo12 La qualité du relevé est importante  pour la compréhension  puisque l'orientation du système est en relation avec le sens du courant. 

photo13 Une canalisation  du poisson est le principe d'une pêcherie en vue d'amener ce poisson vers un piège (nasse).
A voir si nous sommes en présence d'un tel dispositif ?

Photo14 Relevés et métrages manuels dans un premier temps pour faciliter ensuite le relevé au théodolite prévu le lendemain.


Dimanche 02 août 2009
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Petite frayeur le lendemain , la journée de la veille était trop belle, gros orages et grosses averses, le niveau de la rivière a remonté de 15 centimètres dans la nuit et l'eau est devenue boueuse et plus fraîche. Les plongeurs craignent que le balisage mis en place la veille ne soit  parti, il n'en fut rien !  Le relevé au théodolite des pièces marquées le samedi a pu se faire  sans réelle difficulté sachant qu'il fallait manoeuvrer dans moins d'un mètre d'eau en prenant quelques dispositions vis à vis du courant et des galets glissants, l'opération c'est  bien passée.  Après le relevé  au théodolite, l'équipe s'est affairée au niveau du seuil près de notre mise à l'eau. Là encore plusieurs interventions à venir seront nécessaires sur ce gué.

Condition de plongée : La pluie a cessé à 08h00 le matin n'augurant rien de bien mais en fin de matinée, le soleil a fait des apparitions salvatrices.  La température extérieure est restée fraîche un moment et l'eau a mis du temps avant de s'éclaircir. Il faut dire qu'après un débit de 1 M3/ seconde le samedi,  il est passé à 4 M3/s entre 02h00 et 06h00 du matin, puis à 3 M3/s durant toute la matinée et revenir à 2 M3/s dans l'après-midi.   


Photo 15 Au niveau du seuil sans pouvoir s'approcher du milieu du lit faute d'être entrainé, il a été découvert pas moins de  5 pieux identiques et plusieurs morceaux de tuiles à rebord.

photo16 Juste en amont de ces pieux, un bloc de maçonnerie constitué de tuiles à rebord  assemblées par un mortier présentant les mêmes similitudes que la pâte des tuiles.
Déchets, remblai ou protection du dispositif en bois juste en aval ? 


Samedi 15 août 2009
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Retour ce samedi sur le seuil déjà partiellement inspecté lors de visites précédentes.  Cette sortie avait  pour objectif de positionner le seuil et surtout  de dessiner le "contenu" de la zone. Les prospections précédentes ont révélé que sur ce franchissement, si c'en est un,  se trouvaient des blocs taillés de mains d'homme et des assemblages de bois au milieu d'enrochements naturels. Cette opération va une fois de plus aller au-delà des  espoirs de l'équipe de plongeurs. Les relevés vont indiquer la présence d'une concentration de pierres et blocs taillés sur la partie côté rive gauche et, imbriqués parmis ses blocs, un ou des assemblages de bois tout à fait intéressants. On a noté la présence de plusieurs poutres présentant des tenons, mortaises et grosses chevilles, des planches et surtout une poutre de 25 cm au carré sur une longeur de 7,50m !
Il a été convenu qu'il va falloir revenir tout spécialement pour cet assemblage afin d'en comprendre la signification et l'utilisation. Positionné aujourd'hui par rapport au gué, il faudra étudier chaque "bois" et son assemblage pour comprendre sa fonction à cet endroit.

Condition de plongée  Temps magnifique plus de 36° à l'extérieur et de l'eau au moins à 22° en raison du peu de profondeur.  Le débit était pratiquement à son plus bas niveau soit 1 m3 /s mais le fait de travailler au niveau d'un "gué" induit un courant permanent qui nous a assuré une visibilité très intéressante, la profondeur variait de 1m50 à quelques centimètres. Enfin étant donnée la température c'était avec grand plaisir qu'il fallait mettre la tête sous l'eau pour mesurer et observer les blocs et les bois.

St-Vic18 Arrivés sur place, il faut étudier de quelle  façon, il va falloir procéder pour faire le relevé de la zone.

St-Vic19 Des cordelettes sont tendues depuis chaque rives : une matérialisant la limite amont du seuil et une autre la limite aval. Entre ces deux repères, il est tendu une autre corde tous les deux mètres permettant ainsi un carroyage au mètre carré pour le relevé. 

St-Vic20 Selon  la profondeur et la densité des blocs il faut souvent être en immersion complète.
Ce seront près de 100 blocs qui vont être ainsi relevés.

St-Vic22 Une bande  mètrée au centre permet de faire un relevé précis mètre par mètre. 

St-Vic23 Une belle pièce ! Une poutre de 25cm de section et longue de plus de 7 m, parfaitement implantée le long du courant, environnée d'assemblages en bois et de quelques pieux verticaux, elle devrait  capter et focaliser l'attention de l'équipe prochaînement.

 15 août 2009


Dimanche 30 août 2009
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Gros morceau que ce seuil, riche en histoires  et  en vécu humain , aujourd'hui en pleine nature, abandonné aux friches et aux aléas de la rivière et de la météo.  C'est dans l'esprit de faire revivre ce passé que le groupe est revenu l'étudier et pour laisser des traces écrites de ce qui disparait tout doucement dans l'indifférence totale.
Les plongées précédentes avaient révélé la présence d'un nombre important  des vestiges de toutes sortes : blocs en pierre taillés de main d'homme, des pieux plantés et  pouvant se rapporter à un ou des systèmes de type pêcherie et une série de "bois" genre planches et poutres .  Ces sont ces derniers éléments qui vont faire l'objet d'une attention particulière mais avant cela il a fallu positionner plusieurs séries de pieux qui avaient été notés lors des précédentes plongées en amont et en aval du gué. Triangulation et prises de notes ont terminé le travail de fourmi ce qui devrait permettre de donner un nom aux alignements des pieux.
Le relevé du gué et plus spécialement  les "bois" ne s'est pas révélé facile. Rapidement les plongeurs sont arrivés à la conclusion que nous devrions être en présence de plusieurs systèmes ou artéfacts imbriqués les uns dans les autres ou quasiment, qu'ils n'ont pas forcément la même origine et donc la même période. La question restera encore en suspend jusqu'à une prochaine intervention mandatée car la  présente mission se termine puisqu'elle avait pour objectif  de prospecter et de rechercher des vestiges sans pour autant y toucher et donc de pouvoir étudier leurs fonctions précises.

C'est un peu la destinée d'un seuil /gué, il peut parfois accumuler les indices et vestiges qui viennent s'accumuler au fur et à mesure du temps en s'empilant anarchiquement  "pour le plaisir des archéologues" ! Il ne faut pas que cela soit trop facile c'est moins marrant !

 
Condition de plongée  Temps magnifique plus de 28° à l'extérieur et de l'eau au moins à 20° en raison du peu de profondeur.  Le débit était pratiquement à son plus bas niveau soit 1 m3 /s mais le fait de travailler au niveau d'un seuil induit un courant permanent qui nous a assuré une visibilité très intéressante, la profondeur variait de 1m à quelques centimètres.


gue1 Balisage de la zone repérée pour situer tous les "bois" dans leur contexte géographique par rapport au gué et les uns par rapport aux autres.La zone est bien restrictive, elle est ensuite carroyée.


gue2 Le travail précis commence, trouver chaque "bois", en trouver les contours apparents et visibles en vue de les dessiner .

gue3 Examen de chaque pièce , ne rien toucher, la relever dans son contexte et dans sa situation  avec ce qui est apparent entre gravier, blocs taillés , pierres et galets naturels.

gue4 La clarté de l'eau et les ondes du courant ne permettent pas une vue précise, il faut systèmatiquement  mettre la tête sous l'eau avec un masque pour voir ces bois travaillés.

gue5 Des bois travaillés laissent apparaître des tenons, mortaises et chevilles (pas un clou ! ) révélant un savoir faire technique trés intéressant.
Il restera à déterminer si cet ouvrage est  en place ou s'il est venu ici par  l'action des crues !

gue6 Sur la zone toujours, une grosse pierre naturelle façonnée. Elle est perçée entièrement,  présente des petites encoches latérales  et une plus grosse sur le dessus formant un arrondi comme pour poser un axe ou une pièce mobile.


30 août 2009

Les prospections sur ce gué devraient se terminer pour cette année, déjà parce que notre autorisation ne permet pas d'aller plus en avant dans les investigations  mais aussi parce que la saison d'archéo est bien avancée et s'il faut revenir sur place, il faudra  encore de longues journées de travail  et peut-être d'autres moyens ou techniques. 


DIMANCHE 27 septembre 2009
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La configuration de plusieurs pêcheries successives sur la zone ne fait maintenant aucun doute après avis de plusieurs spécialistes du sujet par rapport aux relevés effectués par l'équipe cet été. Il est important maintenant de les dater pour les remettre dans leurs contextes. Nous avons obtenu de la DRAC l'autorisation de réaliser deux prélèvements sur les pieux. Toujours pour abonder dans cette identification de dispositifs de pêche, nous avions comme objectif de rechercher des emplacements empierrés inclus dans les alignements de pieux et qui devaient supporter les nasses. Enfin il manquait une bande de 200m environ du lit de la rivière qui n'avait pas été entièrement inspectée depuis le début de saison. Pas question de laisser une zone inconnue, il fallait la terminer aujourd'hui, ce qui a été fait. Cette partie a permis à l'une des plongeuses de se retrouver nez-à nez avec un beau silure de prés d'un mètre ! Le poisson n'a pas eu forcément le plus peur ! !
Le programme de la journée était tout tracé.   
 
 
Condition de plongée  Temps magnifique  24° à l'extérieur et de l'eau au moins à 19-20° en raison du peu de profondeur.  Le débit était à son plus bas niveau soit moins 1 m3 /s , la profondeur variait de 2m à quelques centimètres. Conditions de travail quasiment idéales : pas trop chaud et l'eau pas trop froide encore.

stvic24 Repositionnement sur la pêcherie , étude du relevé précédemment effectué et prélèvement de pieux à des endroits spécifiques.

stvic25 Le temps des opérations de la journée , les pieux sont conditionnés et provisoirement  stockés dans l'eau.

Stvic26 Sans difficulté et comme prévu, il est découvert un emplacement empierré juste dans le prolongement du "goulet" de la pêcherie sur plusieurs mètres carrés. C'est sur cette assise renforcée qu'étaient fixées les nasses tressées.

stvic27 Retour légèrement en aval du gué. Ce qui était apparue comme une pêcherie au départ pourrait se revéler être une digue ayant un rapport avec le possible moulin du seuil. Une ultime vérification s'imposait. 

stvic28 Dernière  photo d'un pieu avant son conditionnement en vue de son départ pour un labo. C'est l'analyse au Carbone 14 qui a été retenue en espérant qu'elle nous indique une période intéressante en rapport avec la construction de la pêcherie.

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Les opérations dans la zone de ST VICTOR  sont terminées pour cette saison 2009, le groupe ne va pas pour autant raccrocher les palmes, une perspective d'un nouveau chantier sur Vichy est envisagée. Là encore il sera question de réaliser des prélèvements sur des pieux au niveau du moulin attenant au pont que nous avions découvert en 2007-2008. La datation de ces pieux nous donnera des indications précieuses sur ce moulin.                                                                                                  
27/09/2009
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