CHANTIER N°17

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2013

CHANTIER DRAC/SRA n°7390 Arrêté n°2013-177 du 25 juin 2013

Rappel : En 2011, un groupe de plongeurs de la commission archéo procède à une prospection et un inventaire d'un tronçon de l'Allier en canoë. Sur la  commune  de Limons, en rive droite de l'Allier, il est découvert un bois quadrangulaire imposant qui est en berge mais au contact de l'eau. L'endroit est relevé par GPS et le site est signaler comme potentiellement intéressant.  En 2012, une autorisation de la DRAC Auvergne est délivrée aux plongeurs pour en savoir plus sur ce qui paraît être un dispositif charpenté ancien. Les opérations  menées en 2012 amènent la découverte d'un bois supplémentaire immergé, tout près du premier. (voir Chantier n°13) Les relevés indiquent que le premier bois se retrouve dans le lit de l'Allier à près de 2m de la rive indiquant que la limite de rive recule avec les crues et mouvement latéraux du lit de l'Allier. Un prélèvement de bois est réalisé sur l'un des pieux, l'analyse C14 indique que ce pieu se trouve dans une tranche allant du IIème siècle av JC et le Ier siècle ap JC (voir le résumé scientifique) .

03 août 2013 : Une équipe de 9 plongeurs se mobilise pour retourner sur ce site. Le bilan de l'an dernier sur les difficultés d'accès et de travail en plein courant reste d'actualité.  Des dispositions sont prises pour la sécurité et un binôme de plongeurs est tout spécialement désigné pour installer une main courante avec des cordes et assurer la sécurité du groupe. Les plongeurs mettent en pratique leur expérience personnelle de plongeur et entament le 17 ème chantier de la commission.
Le même constat encore est fait, la berge est en train d'être rognée par l'Allier. Le site se trouve maintenant quasiment à 4m de la rive, il est en train d'être dégagé mais surtout il est fort probable que son avenir soit compromis, il est urgent de l'étudier et de suivre cette évolution négative du site. L'examen de la zone des bois montre que non seulement, la rive recule mais le lit de la rivière est décapé de la même façon sur plusieurs dizaines de centimètres de profondeur. Rapidement l'étude du fond dans la zone des pieux, fait apparaître la présence d'un clayonnage attenant et des systèmes de fascines. Vestiges très légers et fragiles qui vont disparaitre inexorablement avec le creusement du lit dans les années à venir. Grâce  à  ces nouveaux indices,  l'orientation  possible  du bâti  se dessine.

Conditions de plongée: Temps caniculaire avec plus de 30°C à l'extérieur, une température d'eau à 22°C et un débit de courant à environ 23 M3/s. Un fort courant a rendu cette intervention assez technique s'adressant à des plongeurs bien confirmés.



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Entre 1m et 1m20 d'eau avec un débit de 23 M3/s, ce n'est pas évident sur la photo mais c'est très difficile de tenir debout et impossible de résister au courant en palmage. Une équipe est spécialement désignée pour tirer  des cordes et installer une main courante obligatoire pour travailler et circuler en sécurité.

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En 2011, le premier bois découvert est en rive.


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En 2012, le pieu est dans le lit, la berge a reculé de prés de 2m. Les arbres sont arrachés.

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Les plongeurs cramponnés à la ligne de vie pour pouvoir rester sur le site sans être emportés par le courant.

Le bois se trouve maintenant à environ 4m de la berge, il arrête les arbres qui sont arrachés et dérivent lors des crues. (Il se trouve dans l'enchevêtrement de racine).


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Le lit de la rivière se creuse et d'une année à l'autre les bois sont fragilisés.


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Au pied des bois, du clayonnage apparaît.



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Une fois le dispositif du clayonnage observé, on devine la présence de fascines.


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Le sol et l'aménagement en bois s'érodent avec le courant.

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A noter aussi, sur le lieu de notre mise à l'eau, la découverte  d'un cul  d'amphore qu'il faut normalement  exclure du site étudié mais qui reste néanmoins intéressant  à mentionner.




Ce site ne peut être observé qu'en période de relative accalmie de l'Allier avec un débit inférieur à 25 M3/s faute de quoi il n'est pas possible d'intervenir. L'évolution entre 2011, période de découverte et cet été 2013 montre que le site est en train de se dégrader et risque fort de disparaitre rapidement dans les années à venir.

04 août 2013
Lire le résumé scientifique de ce chantier gif
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